Du crédit au microcrédit
En novembre 2006, le prix Nobel de la Paix a été décerné à Muhammad Yunus. Ce « banquier qui aimait les pauvres » a fondé en 1976 la Grameen Bank qui accorde de petits prêts financiers aux populations démunies, sans garanties financières, afin de leur permettre de prendre leur destin en main. Plus de 6 millions de personnes ont bénéficié à ce jour de prêts accordés par la Grameen Bank. Le microcrédit est aujourd’hui appliqué dans des centaines de pays, des Etats-Unis à l’Ouganda, en passant par la France. Ce prix est une belle reconnaissance de l’impact du microcrédit dans la lutte contre la pauvreté.
Cette approche a toutefois des limites. La microcrédit financier s’implante difficilement en milieu rural ; il concerne souvent l’artisanat, le commerce et les transports, mais plus rarement le secteur agricole. Or, sur plus de 850 millions de personnes souffrant de malnutrition dans le monde, 3 sur 4 vivent en milieu rural. De plus, lorsque le microcrédit s’adresse réellement aux plus pauvres, le niveau élevé des taux d’intérêt augmente les risques de surendettement. Enfin, les prêts sont plus souvent utilisés par les familles pour la santé, l’alimentation ou le logement, qu’à l’investissement productif.
Le microcrédit en animaux pratique par Elevages sans frontières est une forme de microcrédit moins connue. Il représente pourtant une alternative majeure pour les populations rurales tentées par l’exode vers les villes. Pouvoir développer un élevage, c’est pour une famille démunie le moyen de se procurer à la fois une source alimentaire durable et une activité génératrice de revenus dans la dignité et avec la perspective d’une plus grande autonomie. Imaginez de surcroît combien il est valorisant pour les bénéficiaires d’aider à leur tour d’autres familles en donnant un animal né de leur élevage, plutôt que de rembourser, seuls, leur prêt bancaire.
Un organisme de crédit à la consommation est au fait de l’impact du microcrédit, à fortiori lorsqu’il est implanté au Maroc où la population rurale vit souvent dans des conditions précaires, bien loin de la modernisation des villes.
La filiale du groupe Cetelem au Maroc est sensible à la nécessité d’aider ces familles à améliorer leur sort et à l’impact du microcrédit en animaux ; elle vient de le prouver concrètement.Cetelem Maroc a souhaité participer à un projet d’Elevages sans frontières pour la création d’élevages de chèvres en faveur d’associations de femmes dans la région de Ouarzazate.
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En novembre dernier, lors de l’arrivée d’un troupeau de chèvres laitières destinées à 68 familles, l’entreprise a remis un chèque de 100 000 dirhams, soit près de 10 000 € à l’association ROSA, notre partenaire local. Toute l’équipe de Cetelem Maroc a été associée à cette opération, point de départ d’un partenariat durable. Les collaborateurs pourront suivre sur place l’évolution du projet grâce à un contact régulier avec l’association ROSA. Le microcrédit du Cetelem Maroc fera des petits ! |
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