En 2009-2010, 867 familles ont reçu l’aide d’Elevages sans frontières. 561 d’entre-elles, soit 2 familles sur 3, ont profité du principe du microcrédit en animaux. Quelle belle preuve d’autonomie de la part des bénéficiaires des projets !
La difficulté du microcrédit en élevage est d’adapter au mieux » l’offre » en animaux en provenance des projets précédents à la demande des nouveaux bénéficiaires en attente.
Il arrive aussi que des bénéficiaires soient prêts à rembourser leur microcrédit mais qu’il n’y ait pas de nouveaux bénéficiaires pour les recevoir. Dans ce cas, ils remboursent en argent grâce à la commercialisation : des ventes de porcs peuvent financer par exemple des élevages de poules.
Cette année, au Bénin, 9 familles sur 10 ont reçu des animaux par le principe « Qui reçoit…donne ». La majorité des projets mis en place concernait les « petits animaux » : des poules, des lapins et des chèvres locales, leur reproduction prolifique favorisant le succès rapide des projets implantés l’année précédente.
Au Sénégal, où nous agissons depuis seulement fin 2008, déjà 1 famille aidée sur 4 l’a été par le microcrédit : les 90 brebis distribuées en janvier 2009 ont donné 78 agnelles destinées à une partie des 284 nouvelles familles que nous avions prévu de soutenir.
Le microcrédit en animaux est un formidable catalyseur de développement : il responsabilise les bénéficiaires, il favorise la solidarité entre les familles et permet très rapidement à une communauté entière de bénéficier de l’aide.
C’est ainsi que peut se réaliser l’objectif d’Elevages sans frontières : rendre autonomes des villages entiers, grâce à des projets générateurs de revenus permettant de transmettre à d’autres villages la clé de l’autonomie.
Résultat : après 9 années, 4 000 familles aidées dont la moitié par le principe du » Qui reçoit…donne » !




















